«Quand on arrêtera d’en acheter [des ailerons], les massacres [de requins] aussi pourront cesser», ont scandé une trentaine de manifestants parmi lesquels figuraient des enfants, le 10 juin à Hong-Kong. Ils protestaient contre la consommation et l’achat des ailerons de ces poissons menacés.

«Couper les ailerons des requins est quelque chose de très cruel que beaucoup de gens pratiquent, donc nous sommes en train d’essayer de faire en sorte qu’une chaîne de restaurants arrête d’en vendre», a déclaré à l’AFP Narnie Hockings, 11 ans, avant d’enfiler son déguisement de prédateur des mers.

La chaîne Maxim’s a répondu en expliquant que les ailerons de requins qu’elle proposait provenaient d’une espèce qui n’est pas considérée en danger et que leur consommation avait chuté de façon significative dans ses établissements depuis 2010, lorsqu’ils ont commencé à promouvoir des menus n’en comportant pas.

Les manifestants ont également déversé un sac de faux ailerons de requins coupés de leurs costumes, près de l’endroit où attendaient des clients pour déjeuner.

Plus de 70 millions de requins sont tués chaque année, selon la World Wildlife Foundation. L’appétit insatiable des consommateurs asiatiques pour leur chair, leur huile, leur peau ou même leur foie, a fait des requins une cible de plus en plus recherchée des pêcheurs. Leur pratique la plus décriée, qui consiste à couper les ailerons et à rejeter à la mer les squales amputés vivants, a été formellement interdite, même si elle subsiste encore dans certaines zones de l’océan Indien ou du Pacifique.

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