Explications très claires de Bernard SERET,  sur le mythe des attaques de requins… en tant que mangeur d’hommes…

En 2013, huit personnes ont été tuées par des requins, et le nombre d’attaques augmente depuis quelques années. Pourtant, l’homme n’est pas une proie de choix pour les requins. Tous ne sont pas carnivores, et sur plus de 400 espèces recensées, seules cinq sont considérées comme dangereuses pour l’homme. Les squales ne reconnaissent et ne ciblent pas les humains : acteurs incontournables de l’écosystème marin, ils se nourrissent essentiellement de crustacés, de poissons et même de plancton, contribuant ainsi à la régulation des espèces. Dans cette vidéo, Bernard Seret, océanographe biologiste spécialiste des raies et des requins, décrypte leurs comportements et les causes probables des accidents récents.

En 2013, huit personnes ont été tuées par des requins, et le nombre d’attaques augmente depuis quelques années. Pourtant, l’homme n’est pas une proie de choix pour les requins. Tous ne sont pas carnivores, et sur plus de 400 espèces recensées, seules cinq sont considérées comme dangereuses pour l’homme. Les squales ne reconnaissent et ne ciblent pas les humains : acteurs incontournables de l’écosystème marin, ils se nourrissent essentiellement de crustacés, de poissons et même de plancton, contribuant ainsi à la régulation des espèces. Dans cette vidéo, Bernard Seret, océanographe biologiste spécialiste des raies et des requins, décrypte leurs comportements et les causes probables des accidents récents.
En 2013, huit personnes ont été tuées par des requins, et le nombre d’attaques augmente depuis quelques années. Pourtant, l’homme n’est pas une proie de choix pour les requins. Tous ne sont pas carnivores, et sur plus de 400 espèces recensées, seules cinq sont considérées comme dangereuses pour l’homme. Les squales ne reconnaissent et ne ciblent pas les humains : acteurs incontournables de l’écosystème marin, ils se nourrissent essentiellement de crustacés, de poissons et même de plancton, contribuant ainsi à la régulation des espèces. Dans cette vidéo, Bernard Seret, océanographe biologiste spécialiste des raies et des requins, décrypte leurs comportements et les causes probables des accidents récents.

La plupart des rencontres homme – requin se terminent mal pour le requin mais le requin a tout de même le dessus de temps en temps. Il y a un certain nombre d’attaques de requins sur l’homme. Il existe des fichiers recensant les accidents dans le monde, ceux qui ont été remontés. Il y a environ moins d’une centaine d’attaques par an dans le monde dont, selon les années, 10 à 20 attaques mortelles. Effectivement, individuellement c’est un drame, mais en traitant ça statistiquement, pour étudier la dangerosité, nous nous apercevons que les requins sont relativement peu dangereux et que ce sont des événements rares. En analysant ces statistiques, nous avons aussi constaté une augmentation des attaques de requin sur les 2 ou 3 dernières décennies. Dans les années 90, il y avait 50 à 55 attaques non provoquées par an. Ce chiffre était de 60 à 65 environ dans les années 2000, dans le monde. Il y a donc une augmentation mais il y a, en même temps, une diminution de la mortalité. Ceci s’explique par une meilleure information et des chaînes de secours beaucoup plus efficaces. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il y a différentes causes, il faut analyser cas par cas. Il a été démontré que, d’une manière globale, c’est l’augmentation de la zone littorale par l’homme, pour différentes activités et principalement celles de loisirs, qui ont fait augmenter la probabilité de rencontrer des requins, même si le nombre de requin est globalement en diminution. Cette probabilité était plus grande dans cette zone de confrontation entre les requins et le littoral de plus en plus occupé par l’homme. Il faut savoir, par exemple, que 40 % de ces attaques se produisent sur la côte des États-Unis, sur les côtes de Caroline du Nord et du Sud et un peu en Floride.

Et là, il a été démontré, de manière mathématique, qu’il y a une corrélation tout à fait positive entre l’augmentation de la population humaine, en particulier les personnes qui fréquentent la zone pour les loisirs, et le nombre d’attaques. Pourquoi un requin attaque-t-il l’homme ? Il faut savoir que l’homme n’est pas la proie favorite des requins. Si c’était le cas, ils auraient disparu depuis bien longtemps. Ce sont vraiment des accidents. Il n’y a pas de volonté délibérée du requin à manger de l’homme. Quand un requin mord un homme, il ne sait pas qu’il mord un homme. Il n’a pas conscience que c’est un homme. Il ne faut pas faire d’anthropomorphisme. Pour lui, c’est une proie, quelque chose qui se promène dans son environnement, il goûte et voit que c’est mangeable. Il mange. Parfois même, en analysant les accidents avec le grand requin blanc, nous nous apercevons que lorsqu’il mord, il relâche aussi souvent sa victime. La plupart des attaques sont pour des raisons alimentaires, mais quelques attaques sont aussi des réactions de défense. Il y a des requins qui ont un instinct territorial, c’est-à-dire qu’ils ont une zone dans laquelle, si un intrus vient, le requin adopte un comportement un petit peu intimidant, un peu comme un chat fait le gros dos, et si l’intrus persiste, cela peut déclencher une attaque. Il y a eu aussi des cas d’attaques, par exemple, lorsque l’homme est venu perturber un comportement de reproduction. Des requins sont là, en groupe, pour se reproduire, et se retrouvent perturbés par l’homme, créant ainsi des accidents. Mais la plupart des accidents sont d’origine alimentaire. Les requins sont des prédateurs, mais ils sont aussi parfois proie, puisque les plus gros mangent parfois les plus petits. Il y a aussi quelques cas anecdotiques où des carangues, ou des orques, ont attaqué des requins. On trouve aussi des restes de requins dans les estomacs de certains cachalots, mais on ne peut pas dire que les requins constituent le régime alimentaire de ces animaux.

Voir la vidéo ici : Vidéo de Bernard SERET expliquant les attaques de requins

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