Le requin du Groenland ou laimargue du Groenland (Somniosus microcephalus) ou Skalugsuak (son nom inuit) est une espèce de requin dont la famille est actuellement discutée : Somnosidae selon ITIS ou NCBI, Dalatiidae selon ADW ou FishBase.
Le requin du Groenland ou laimargue du Groenland (Somniosus microcephalus) ou Skalugsuak (son nom inuit) est une espèce de requin dont la famille est actuellement discutée : Somnosidae selon ITIS ou NCBI, Dalatiidae selon ADW ou FishBase.

Le requin du Groenland ou laimargue du Groenland (Somniosus microcephalus) ou Skalugsuak (son nom inuit) est une espèce de requin dont la famille est actuellement discutée : Somnosidae selon ITIS ou NCBI, Dalatiidae selon ADW ou FishBase.

Description

C’est l’un des plus gros requins carnivores de la planète avec le requin blanc et aussi l’un des plus gros poisson de l’Arctique et sans doute le seul requin des eaux polaires de l’Atlantique Nord. C’est un requin de la famille des Squalidae dont la longueur moyenne est de 2,5 mètres à 4,5 m (8 à 15 pieds), mais il peut atteindre jusqu’à 7,3 m (24 pieds).

Habitat

Il est bathybenthique et peut être (rarement) observé de la surface à 2000 mètres de fond. On le trouve le plus souvent entre 200 et 400 mètres. Il fréquente les eaux polaires de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. On retrouve sa présence dans certaines eaux australes (Afrique du Sud, Kerguélen, Île Macquarie). Il affectionne les eaux entre 2 et 7 °C et toujours inférieures à 12 °C. Les premières photos d’un spécimen vivant ont été prises en Arctique en 1995. C’est le seul requin qui tolère les températures arctiques à l’année. Dans le cas du Saguenay, la présence du requin a été enregistrée pendant les quatre saisons, et non seulement en hiver, ce qui est plausible vu la grande profondeur (300 m) du fjord. Il est cependant possible de l’observer en plongée récréative à Baie-Comeau, au Québec.

Reproduction

Il est ovovivipare. La femelle peut donner naissance à dix petits par portée. Les nouveau-nés mesurent 40 cm. Lors de l’accouplement le mâle va mordre la femelle sur la peau qui est deux fois plus épaisse que celle du mâle.

Alimentation

Dentition du requin du groenland.

Muni de dents très effilées au niveau de la mâchoire supérieure et larges au niveau de lamâchoire inférieure, c’est un prédateur foudroyant qui chasse le calmar, différentsmammifères marins comme le phoque et le marsouin commun et toutes sortes de poissons osseux (saumons, harengs) et cartilagineux (autres requins, raies). C’est aussi un charognard. Il mangerait aussi des bélougas, des marsouins, des narvals, des phoques et des restes d’animaux dont le chien, le cheval et le renne.

Comportement et biologie

Des études ont démontré que le requin du Groenland grandit de 0,5 à 1 cm par année. Un requin capturé puis étiqueté au Groenland en 1936 fut recapturé en 1952. En 16 ans, le requin n’avait allongé que de six centimètres. On peut donc lancer l’hypothèse qu’un requin mature de sept mètres de longueur pourrait être âgé de plus de 200 ans, ce qui pourrait en faire l’animal vertébré ayant la plus longue espérance de vie au monde. D’autre part le requin du Groenland est le requin le plus toxique du monde. Très appréciée au Groenland et en Islande, sa chair doit être bouillie plusieurs fois pour éliminer l’oxyde de triméthylamine, une neurotoxine dont les effets sont proches de ceux de l’ivresse.

Déplacement

Il nage à la vitesse de 0,34 mètres par seconde. Malgré ce défaut de lenteur, il arrive à capturer des phoques à plus de 500 mètres de profondeur. Des proies plutôt rapides car leur vitesse de déplacement est d’environ 3,8 mètres par seconde. Le requin saisirait sa chance de croiser sur sa route un phoque endormi.

Mythes et réalités

Les attaques contre des humains sont presque inexistantes. Un seul cas d’attaque mortelle sur des Inuits en kayak a été rapporté sans être confirmé.

Exploitation humaine

Les Islandais font du Hákarl de sa chair. Il est également exploité pour son cuir et ses dents dans l’Arctique.

Au Centre de technologie arctique ARTEK, à Sisimiut (Groenland), l’utilisation du requin du Groenland à la chair très huileuse, fait partie d’un projet pilote destiné à produire du biogaz à partir des déchets de la pêche.

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