Imaginez que vous êtes en train de nager dans l’océan quand vous vous sentez une douleur aiguë à la jambe. Lorsque vous regardez vers le bas, vous remarquez qu’il vous manque un petit morceau de chair ( humour il ne mord pas et n’est aucunement dangereux ). Selon les chercheurs de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), vous pourriez bien avoir rencontré un requin de poche. Ne vous inquiétez pas trop cependant, et mesurez plutôt votre chance. Car selon les scientifiques, non seulement la blessure n’est pas grave, mais vous venez aussi peut-être de croiser le chemin du deuxième spécimen connu seulement de cette espèce incroyablement rare.

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« Rencontrer un poisson aussi inhabituel et très rare est passionnant, mais c’est aussi un rappel important que nous avons encore beaucoup à apprendre sur les espèces qui peuplent nos océans », a déclaré Mark Grace du laboratoire de la NOAA, à Pascagoula, dans le Mississipi.

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Étonnamment, les scientifiques n’étaient pas à la recherche de requins de poche quand ils ont découvert ce deuxième spécimen. En fait, techniquement parlant, il n’a même pas été trouvé dans l’océan. En 2010, un navire de la NOAA collectait des échantillons au large des côtes de la Louisiane avec l’intention d’étudier les modes d’alimentation des baleines. Le spécimen a été découvert seulement récemment lors du tri de la pêche, près de cinq ans plus tard.

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Ce qui intrigue les scientifiques est que ce spécimen ne donne aucun indice sur l’habitat habituel du requin de poche. Le premier spécimen a été trouvé très loin, au large des côtes du Pérou il y a plus de 30 ans. Ce qu’ils savent, c’est que cet exemplaire est un mâle juvénile, de moins de 18 cm de long seulement. Ils ont noté une cicatrice ombilicale non cicatrisée, ce qui peut indiquer des complications à la naissance. Quant à son nom, bien que ce requin soit en effet assez petit pour tenir dans une poche, il s’appelle en fait ainsi à cause d’un orifice situé derrière sa nageoire pectorale. Quant à l’objectif de cet orifice, les scientifiques ne sont pas encore assez familiers avec l’espèce pour le savoir avec certitude. Néanmoins, cette nouvelle découverte a déjà renforcé la compréhension de l’espèce par les biologistes.

This image provided by National Oceanic Atmospheric Administration National Marine Fisheries Service Southeast Fisheries Science Center shows a 5.5-inch long rare pocket shark. It was fished out of the Gulf of Mexico in February 2010 with other species as part of a NOAA research mission and it stayed in a NOAA freezer for three years until it was identified as the rare species, named because it has two pockets next to its front fins. It is only the second pocket shark ever seen; the last one was seen 36 years ago off Peru. (Mark Grace/National Oceanic Atmospheric Administration National Marine Fisheries Service Southeast Fisheries Science Center via AP)
This image provided by National Oceanic Atmospheric Administration National Marine Fisheries Service Southeast Fisheries Science Center shows a 5.5-inch long rare pocket shark. It was fished out of the Gulf of Mexico in February 2010 with other species as part of a NOAA research mission and it stayed in a NOAA freezer for three years until it was identified as the rare species, named because it has two pockets next to its front fins. It is only the second pocket shark ever seen; the last one was seen 36 years ago off Peru. (Mark Grace/National Oceanic Atmospheric Administration National Marine Fisheries Service Southeast Fisheries Science Center via AP)

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