Le surfeur Mick Fanning a été victime d'une attaque de requin dimanche 19 juillet en Afrique du Sud. - WSL - AFP
Le surfeur Mick Fanning a été victime d'une attaque de requin dimanche 19 juillet en Afrique du Sud. - WSL - AFP

Les attaques de requins augmentent chaque année dans le monde. De simples gestes peuvent aider à les neutraliser en cas d’attaque.

Dimanche 19 juillet, Mick Fanning participe à une compétition de surf en Afrique du Sud. Une jambe dans l’eau, il est assis sur sa planche et attend la prochaine vague. Soudain, l’aileron d’un requin apparaît près de lui. Il se débat, mouline avec ses pieds, mais le squale parvient à le faire basculer. Il nage à perdre haleine pour s’éloigner.

Très vite, des sauveteurs le rejoignent en jetski et parviennent à l’évacuer. Le surfeur est sain et sauf, bien que très choqué. « En le voyant arriver, j’ai vu qu’il s’était empêtré dans le cordon [qui relie le surfeur à sa planche]. J’ai compris qu’il allait me mordre et j’ai essayé de donner un coup dans son dos », explique-t-il plus tard.

Ce sont sans doute ces simples gestes dictés par la peur qui ont sauvé la vie de Mick Fanning. Car en tentant de s’enfuir, il n’est pas resté passif. « Taper un requin sur le museau, idéalement avec un objet dur, peut stopper temporairement l’attaque », explique sur son site l‘International shark attack file (ISAF), l’une des plus importantes bases de données sur les requins, qui dépend du Musée d’histoire naturelle de Floride aux Etats-Unis.

Si le nageur ou le surfeur ne peut pas profiter de ce court répit pour sortir de l’eau rapidement comme a pu le faire Mick Fanning, l’ISAF préconise de donner « des coups répétés sur le museau ». Mais attention: « au fur et à mesure, le résultat risque de devenir de moins en moins efficace ». Et en cas de morsure, il est recommandé de  » viser à plusieurs reprises les parties sensibles du requin: les yeux ou les branchies ». Et d’espérer qu’un sauveteur vienne rapidement au secours de la victime. Par ailleurs, un requin est moins tenté d’attaquer un groupe qu’une personne isolée.

Les surfeurs, principales victimes

Sur son site, l’ISAF remarque que le nombre d’attaques de requin accidentelles (c’est-à-dire non provoquées par un humain) est en hausse dans le monde: il en compte 72 en 2014, contre 68 en 2009. La Floride, l’Australie et Hawaï sont les pays les plus concernés, devant l’île de La Réunion en 6e position.

L’origine de cette augmentation tiendrait à l’augmentation de la population mondiale, qui implique une présence accrue de personnes dans la mer: sportifs, nageurs, etc. Souvent, les requins confondent leurs jambes et bras avec des nageoires de mammifères marins. « De plus en plus de gens passent leurs vacances au bord de la mer, et dans des régions de plus en plus éloignées », abonde Michael Stachowitsch, biologiste marin de l’université de Vienne, cité par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Les sportifs sont d’ailleurs les premières victimes de ces attaques, selon l’ISAF: en 2014, 65% des victimes étaient des surfeurs ou des bodyboarders.

Mais pas de panique: « ce n’est pas le requin qui est un danger pour l’homme, mais l’inverse: nous en abattons des millions chaque année« , estime le scientifique. Et surtout, « nous avons plus de chances de mourir en glissant dans la baignoire qu’en étant mordu par un requin ». Autre élément de nature à rassurer les anxieux: si les attaques augmentent, le nombre d’attaques mortelles, lui, diminue dans le monde: en 2014, sur 72 victimes, trois ont perdu la vie, contre 13 en 2011. Les mesures de sécurité s’améliorent sur les plages, ainsi que la formation des sauveteurs et du personnel médical. La prévention du public, surtout, joue un rôle considérable.

Source Bfm Planéte

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