L'équipe d'Apecs au large des Glénan pour tenter d'identifier des requins pèlerins. - L. Beauverger / APECS
L'équipe d'Apecs au large des Glénan pour tenter d'identifier des requins pèlerins. - L. Beauverger / APECS

Ils peuvent mesurer jusqu’à douze mètres, font partie des plus grands requins du monde et se baladent parfois au large de la Bretagne. En mai et juin, les requins pèlerins aiment souvent se rapprocher des côtes pour faire le plein de plancton, sous les yeux de quelques chanceux. Autant vous rassurer tout de suite, l’espèce la plus commune au large des côtes françaises est inoffensive pour l’homme, puisqu’elle ne se nourrit que de micro-algues. « Au pire on risque un coup de queue s’il a peur et prend la fuite », résume le scientifique Eric Stéphan.

« Il est difficile de les repérer »

Avec son équipe, le chargé de mission à l’Apecs,l’association pour l’étude et la conservation des sélaciens observe chaque année les migrations des requins et des raies au large des côtes bretonnes. Fondée à Brest en 1997, la structure disposera cette année d’un hébergement à Plobannalec-Lesconil qui devrait lui permettre de surveiller les populations nageant aux abords des Glénan. « On repère les requins pèlerins grâce à leur aileron, quand ils viennent trouver du plancton en surface. Mais ce sont des poissons, donc contrairement aux baleines et dauphins, rien ne les oblige à remonter. Il est parfois difficile de les repérer », poursuit Eric Stéphan.

Le requin pèlerin ne manque que du plancton. Il est inoffensif pour l'homme.
Le requin pèlerin ne manque que du plancton. Il est inoffensif pour l’homme. – ARDEA / MARY EVANS / SIPA

L’année 2015 avait par exemple été une année quasi blanche pour l’association, qui avait eu du mal à localiser les grands requins. Avec l’arrivée de printemps, l’Apecs espère pouvoir poser des balises GPS sur les animaux, afin de suivre leur parcours et de mieux connaître « C’est une espèce vulnérable qui a été très touchée par la chasse et la pêche. Aujourd’hui, il est interdit de les tuer, mais les populations se renouvellent doucement. Nous avons besoin de mieux les connaître pour mieux les protéger », détaille le chargé de mission de l’Apecs.

Les témoins attendus

Pour se faire aider dans sa mission de repérage, l’association lance un appel à la population. Toute personne, plongeur, plaisancier pêcheur ou simple promeneur est ainsi invité à contacter l’Apecs par téléphone 06 77 59 69 83.

A noter que le requin pèlerin n’est pas le seul à habiter près des côtes bretonnes. La petite roussette, l’émissole tachetée, le requin taupe ou encore le requin peau bleue apprécient également le littoral atlantique. Les scientifiques ignorent cependant leur population.

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